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REUNION D'INFORMATION LE DIMANCHE 20 MAI 2012 A 18H00 AU PAILLOTES DE LA OUENGHI
POINT DE PRESSE HELENE IEKAWE ET PHILIPPE DUNOYER LE 21 FEV 2012
Point de Philippe DUNOYER et Hélène IEKAWE avec la presse
Rentrée scolaire2012 : un ratage annoncé
Mardi 21 février 2012
I. - Rentrée scolaire 2012 : chronique d’un ratage annoncé
Depuis plusieurs mois, la fédération des fonctionnaires dénonce le statut précaire et le manque de formation et d’effectifs chez les personnels non enseignants des collèges et lycées gérés par le vice-rectorat. Dans le cadre du transfert de l’enseignement secondaire, ces personnels ont été, à compter du 1er janvier 2012, mis à la disposition de la Nouvelle-Calédonie par l’Etat.
Les annonces du syndicat ont été claires, mais la réaction du gouvernement, elle, ne l’a pas été.
Ainsi, les deux membres du gouvernement qui se sont succédés à la tête de ce secteur (Sonia Backès et, à compter du 3 janvier 2012, Gaby Briault) n’ont participé à aucune des réunions de travail entre la fédération des fonctionnaires, le vice-rectorat et le secrétariat général du gouvernement. Lors de ces réunions, des désaccords se sont fait jour entre le vice-recteur et le secrétairiat général du gouvernement. Ces désaccords appelaient un arbitrage politique, mais celui-ci n’est jamais intervenu, malgré l’imminence d’une grève qui, à l’évidence, devrait fortement pénaliser les élèves et leurs familles, et plus particulièrement les familles habitant l’intérieur et les îles. Ainsi, la fédération des fonctionnaires attend, depuis le mois de novembre, des réponses à ses propositions.
Nous ferons, sur ce conflit, 3 remarques :
1° - Une nouvelle fois, cette affaire est le résultat de l’impréparation et de l’absence d’anticipation du gouvernement et de son refus de concertation.
Imposer des mesures en évitant la concertation, c’est là, véritablement, la marque de fabrique de ce gouvernement, comme ce fut le cas pour la TGA, le prix des médicaments, l’augmentation des cotisation au RUAMM, etc.
2° - Cette affaire donne raison à Calédonie Ensemble concernant les conditions du transfert. Nous dénoncions en effet, au mois d’octobre dernier, la signature de conventions avec l’Etat qui reléguaient la Nouvelle-Calédonie « au rang de simple spectateur du service public de l’enseignement ».
Les questions de statut et d’effectifs soulevés par la fédération des fonctionnaires auraient dû être pris à bras le corps, en saisissant directement le ministère, et non en laissant le vice-recteur les recouvrir de son mouchoir… Des conventions plus exigeantes nous auraient donné plus de poids dans les discussions sur le fonctionnement et les moyens du vice-rectorat. Nous regrettons que tel n’ait pas été le choix du gouvernement : la Nouvelle-Calédonie est privée de réelles capacités d’agir sur les moyens humains engagés par l’Etat, tandis que le vice-recteur rappelle que, depuis le transfert, l’Etat n’exerce plus cette compétence.
3° - Une nouvelle fois, le gouvernement agit, face à un conflit, de manière erratique et irresponsable.
En l’occurrence, le membre du gouvernement chargé du secteur a choisi de minimiser le problème, en appelant directement les chefs d’établissement, contre l’avis du vice-recteur, pour leur demander d’ouvrir les établissements et les internats quoi qu’il arrive. Cette consigne relevait de l’aveuglement :
- d’une part, parce que les conditions de sécurité requises n’étaient pas remplies. Ainsi, le collège de Normandie a ouvert malgré l’absence de tous ses surveillants
- d’autre part, parce que l’ouverture des cantines et des internats, en faisant appel à la bonne volonté des chefs d’établissement et des personnels d’encadrement, ne pouvait pas être maintenue sur plusieurs jours. C’est ainsi, par exemple, que l’internat du Lycée du Grand Nouméa a ouvert dimanche soir, mais a dû renvoyer ses pensionnaires lundi soir. Cela a posé de très importants problèmes à de nombreuses familles, dont les enfants ne peuvent pas être hébergés sur Nouméa et qui ont dû en quelques heures trouver une solution de remplacement à l’internat. Certaines mamans sont venues de loin pour prendre leur enfant et loger à l’hôtel.
L’heure n’est plus à la réflexion mais à la décision, afin de régler au plus vite un problème qui pénalise tous les élèves du secondaire, et plus particulièrement les centaines d’enfants internes, ainsi que leurs familles.
II. - Remboursement des médicaments : une copie à revoir
Les membres Calédonie Ensemble du gouvernement ont voté ce matin contre le projet de loi du pays relative à la prise en charge des médicaments. Les raisons de cette opposition sont les suivantes :
- d’abord, du fait de la méthode employée. Cette loi est un élément important du plan de maitrise des dépenses de santé et nécessitait une concertation avec les professionnels de santé, ceux-ci devant jouer un rôle essentiel dans sa mise en œuvre. En l’absence d’une telle concertation, nous ne pouvons adhérer au projet de loi proposé. Nous-mêmes avons été soigneusement été mis à l’écart de ce projet, comme en témoigne le fait, par exemple, que le projet de loi, son projet de délibération d’application, et l’avis du Conseil d’Etat, ne nous ont été transmis que hier soir à 17 heures…
- ensuite, le gouvernement n’a pas donné toutes les suites requises à l’avis du Conseil d’Etat. Il n’a notamment pas prévu de valider réglementairement, comme cela existe en métropole, la liste des familles de médicaments au sein desquelles peut être opérée une substitutions en faveur du générique le moins cher. En l’absence d’une telle liste, des erreurs dommageables peuvent être commises. Le gouvernement n’a pas non plus donné suite à certaines recommandations relatives à l’information des patients sur les règles permettant la substitution.
- par ailleurs, certains problèmes importants restent en suspens. Notamment, le texte proposé maintient le principe d’un remboursement sur la base du générique le moins cher, même lorsque celui-ci n’est pas disponible chez le pharmacien…
- enfin, sur le fond, nous sommes opposés au fait que le bénéfice du tiers payant soit désormais refusé aux personnes qui, par choix, s’opposeront à la substitution par un générique, en prenant à leur charge la différence de prix qui en résulte. En effet, cette mesure n’apportera au RUAMM strictement aucun bénéfice. Par contre, elle viendra directement fragiliser les ménages concernés, qui seront privés du tiers payant. C’est en quelque sorte la double peine pour tous ceux qui ne souhaitent pas modifier un traitement qu’ils prennent parfois depuis très longtemps.



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