QUI SOMMES-NOUS ?
Calédonie Ensemble est un mouvement politique territorial, non indépendantiste, favorable au maintien de la paix et au dialogue avec la mouvance indépendantiste.
Calédonie Ensemble est un mouvement politique implanté sur l'ensemble du territoire, présent dans toutes les institutions, représentant toutes les communautés du pays.
Calédonie Ensemble est aujourd'hui le premier groupe politique de la province Sud (16 élus contre 13 au RPCR, 4 à l'Avenir Ensemble, 2 au MCF et 3 au FN) et le deuxième groupe politique du Congrès de la Nouvelle-Calédonie (12 élus contre 13 au RPCR, 9 au PALIKA, 8 à l'UC, 4 à l'Avenir Ensemble, 2 au MCF, 2 au FN, 1 au MLD, 1 au RPC et 1 au LKS). Calédonie Ensemble est également présent dans toutes les communes de l'Intérieur avec Thierry SONG, maire de Thio, Corinne VOISIN, maire de La Foa, Jo PEYRONNET, maire de Moindou, Annick JORE et Patrick ROBELIN, adjoints au Maire à Bourail, Alexandre NEMEBREUX, Antoine NEMEBREUX, Charles BRINON et Suzanne MOGLIA à Sarraméa, Lute BARBOU à Farino, Robert ATTITI à Yaté, Mickaël LEME à l'Ile des Pins, Bernard NENOU à Poindimié...
Calédonie Ensemble compte aujourd'hui près de 5 000 adhérents, représentant toutes les communautés du pays.
Calédonie Ensemble est un mouvement non indépendantiste, car nous pensons que nous avons la chance exceptionnelle d'être rattachés à la France et à l'Europe par les hasards de l'Histoire. Nous voulons conserver ces liens avec la République, pour garantir une protection et un niveau de vie exceptionnels par rapport à tous les états indépendants du Pacifique. Par ailleurs, la notion d'indépendance ne signifie plus grand-chose au XXIème siècle. L'exemple des grands pays européens qui ont mutualisé leurs compétences de souveraineté (monnaie, défense, justice, diplomatie) en témoigne.
A l'échelle territoriale, nous voulons garantir la représentation politique des non indépendantistes partout, même là où nous sommes minoritaires. C'est pour cela que nous proposons des listes d'union en province Nord et en province Iles, avec tous ceux qui pensent comme nous que l'indépendance n'est pas une solution viable pour le pays.
L'histoire de notre pays nous a appris que la paix est essentielle. Pendant dix ans (1978 à 1988), nous avons lutté contre les indépendantistes, parfois les armes à la main et cela n'a rien apporté au pays. Depuis les Accords de Matignon (1988), l'Etat, les indépendantistes et les non indépendantistes ont décidé de préserver la paix civile au travers du consensus politique.
Et l'Accord de Nouméa (1998) a doté le pays d'institutions originales (gouvernement collégial) pour garantir la poursuite du dialogue et la recherche du consensus politique entre toutes les parties, dans le cadre d'une autonomie de plus en plus importante du pays.
Calédonie Ensemble veut donc poursuivre dans cette voix, en favorisant le dialogue avec les indépendantistes, car si l'on veut développer le pays, il faut nécessairement se parler et travailler ensemble. C'est ce qui nous différencie fondamentalement du RPCR et de Pierre FROGIER qui a proposé d'organiser un référendum en 2014 pour « purger la question de l'indépendance ».
Nous sommes contre cette proposition car ce référendum-couperet serait générateur de tensions politiques, sociales et ethniques. Il ferait renaître l'affrontement entre les blocs et entraînerait nécessairement un ralentissement économique.
Cette proposition de référendum-couperet n'a aucun intérêt. Elle n'aboutirait qu'à aggraver ce qui nous divise, pour un résultat qu'on connaît déjà (60 à 65% contre l'indépendance et 30 à 35% pour l'indépendance). Elle ne produirait qu'un vainqueur et un vaincu. Souvenons-nous du référendum Pons de 1987 : 98% de non à l'indépendance, des déclarations politiques de victoire d'un camp sur l'autre et sept mois plus tard, la grotte d'Ouvéa avec un pays à nouveau au bord de l'abîme.
A Calédonie Ensemble, nous sommes contre un référendum qui divise, mais pour un référendum qui rassemble, qui incite les Calédoniens à militer pour le « oui ». Nous devons donc trouver une solution consensuelle, valable pour les 50 prochaines années en laissant le soin à nos petits-enfants de décider de ce qu'il convient de faire pour continuer à vivre ensemble dans la paix.
QUE VOULONS NOUS ?
Calédonie Ensemble veut garantir la réussite de l'Accord de Nouméa, à commencer par le succès du transfert des compétences, qui devra être décidé aux 3/5ème des nouveaux élus du Congrès (35 sur 54), dans les six mois qui suivront les élections du 10 mai prochain.
Parmi les compétences à transférer, figurent l'enseignement primaire privé et l'enseignement secondaire public et privé. Il s'agit d'une responsabilité immense, représentant 40 milliards CFP de budget annuel (1 fois et demi le budget actuel du pays) et 4 500 agents (4 fois plus que le nombre d'agents actuels). 33 000 enfants sont concernés et c'est tout l'avenir de notre système éducatif qui est en jeu. Jamais dans son histoire, le pays n'a eu à prendre une responsabilité aussi importante.
Or, les conditions dans lesquelles l'Etat veut nous imposer ce transfert font courir de graves dangers au pays. Premièrement, l'Etat refuse de s'engager sur la remise à niveau de notre système d'enseignement avant d'effectuer le transfert (constructions de deux lycées supplémentaires et affectation des personnels correspondants). Deuxièmement, il nous propose de couvrir l'augmentation des dépenses d'enseignement à hauteur de 2% par an, alors qu'elles ont augmenté de près de 6% sur les cinq dernières années.
Ces conditions financières sont inacceptables, car elles contraindraient le pays à devoir dépenser chaque année 4 à 5 milliards CFP de plus que ce que l'Etat lui verserait, sauf à augmenter les impôts des Calédoniens ou réduire la qualité de notre enseignement. Cela n'est pas envisageable, sachant que nous subissons déjà les conséquences de transferts précédents mal négociés (1 milliard par an pour la construction de collèges en province Sud, 150 millions par an pour la santé scolaire, etc).
Le FLNKS a approuvé le transfert de l'enseignement, dans les conditions proposées par l'Etat, lors du dernier Comité des signataires, parce qu'il considère qu'il représente une marche en avant vers l'indépendance. Le RPCR l'a également accepté parce que c'est l'Etat UMP qui le lui impose. Et l'Avenir Ensemble est d'accord parce qu'il est l'allié politique du RPCR.
Pour sa part, Calédonie Ensemble refuse les conditions financières dans lesquelles l'Etat veut nous imposer le transfert de l'enseignement. Nous voulons les renégocier pour garantir les intérêts du pays. C'est le rapport de force politique, issu des prochaines élections, qui nous permettra de le faire.
CE QUE NOUS PROPOSONS
1 Calédonien sur 4 vit aujourd'hui en dessous du seuil de pauvreté, avec moins de 70 000 F par mois. L'écart entre les revenus les plus bas et les plus hauts est de 1 à 17 (contre 1 à 7 dans les pays développés). La pauvreté grandit et les classes moyennes s'appauvrissent. Pour garantir l'avenir de paix et de prospérité pour la Calédonie, nous devons contrôler l'exploitation de nos ressources et mieux répartir le produit de nos richesses entre les Calédoniens.
Pendant des années, nos principales richesses ont été exploitées par d'autres et nos ressources n'ont pas profité à notre développement. A l'heure de la crise mondiale, des transferts de compétences et des difficultés budgétaires de plus en plus graves de l'Etat, nous devons contrôler l'exploitation de nos ressources pour tirer plus de revenus de nos propres richesses.
Avec l'exemple de l'usine du Sud, nous avons montré que c'était possible. Goro Nickel a passé 75 milliards de commandes aux entreprises locales, employé des milliers de Calédoniens sur site et signé un Pacte de développement durable avec les populations du Sud parce que nous l'avons exigé. Il a ouvert 20% de son capital aux provinces et paiera une taxe de 1% sur son chiffre d'affaires pour le grand tuyau, parce que nous sommes imposés.
Avec l'attribution de Prony Ouest à la SLN, nous avons également montré qu'on pouvait valoriser nos richesses. Là ou le RPCR avait bradé ce gisement, nous l'avons valorisé pour 150 milliards CFP, dont 50% reviendront à la province Sud dans la future usine de traitement quand la SLN la construira.
Il nous faut maintenant obtenir une participation à 51% du capital de la SLN pour garantir la prise en compte de nos intérêts, au sein de cette entreprise stratégique pour le pays, spécialement en période de crise.
Si nous voulons que chacun trouve sa place dans notre société, il faut lutter contre les injustices sociales et rétablir l'égalité des chances pour tous.
Cela suppose une véritable politique du logement, pour les démunis comme pour les classes moyennes qui ne peuvent plus aujourd'hui accéder à la propriété. D'où la nécessité de programmes publics de logements sociaux, la proposition de création du prêt à taux 0 pour les classes moyennes et la volonté de réguler le marché foncier et les prix de l'immobilier qui ne peuvent plus être laissés aux opérateurs privés, sans contrôle de la puissance publique.
Cela suppose également une politique ambitieuse en matière d'éducation et de formation, pour garantir l'accès à l'emploi pour tous, avec des mesures adaptées de protection de l'emploi local, à compétence et diplôme équivalents, en fonction des réalités du marché du travail.
Cela suppose enfin, une véritable politique de lutte contre la vie chère au travers d'une vraie concurrence pour lutter contre les monopoles et d'un contrôle des marges et des prix du secteur bancaire et de l'alimentaire notamment.
CONCLUSION :
- Calédonie Ensemble est un mouvement politique qui rassemble et qui unit toutes les diversités ethniques, sociales et culturelles du pays. Le RPCR et le FLNKS ne représentent qu'une fraction de la population et ils cultivent les différences pour exister. Notre avenir n'est ni dans l'affrontement des blocs, ni dans l'opposition entre les communautés.
- Calédonie Ensemble est un mouvement qui prône une politique de rupture avec le passé. Pendant trente ans, la vie politique calédonienne s'est focalisée sur une question (« pour ou contre l'indépendance ») qui a retardé tout le développement du pays. En signant l'Accord de Nouméa, nous avons décidé de bâtir le pays autrement. Notre avenir n'est ni dans l'ultralibéralisme du RPCR, ni dans le dirigisme idéologique du FLNKS.
- Calédonie Ensemble est un mouvement politique qui agit pour que le pays prenne son destin en main. Face à l'idéologie du FLNKS, et à l'ordre établi du RPCR, nous voulons changer les mentalités et garantir la construction de notre avenir, dans le cadre institutionnel posé par l'Accord de Nouméa.
Pensez-vous que Calédonie Ensemble ait raison de proposer un drapeau calédonien?
Oui
Non