-
REUNION D'INFORMATION LE DIMANCHE 20 MAI 2012 A 18H00 AU PAILLOTES DE LA OUENGHI
LES ENJEUX
QUI SOMMES-NOUS ?
Calédonie Ensemble est un mouvement politique territorial, non indépendantiste, favorable au maintien de la paix et au dialogue avec la mouvance indépendantiste, dans le respect des principes fondateurs et des institutions créés par l’accord de Nouméa.
- Un mouvement politique territorial :
Calédonie Ensemble est un mouvement politique implanté sur l'ensemble du territoire, présent dans toutes les institutions, représentant toutes les communautés du pays.
Avec plus de 16 000 voix enregistrées lors des dernières élections provinciales, Calédonie Ensemble représente la deuxième force politique de Nouvelle Calédonie. C’est aujourd'hui le deuxième groupe politique l’Assemblée de la Province Sud (12 élus, contre 15 au RPCR, 4 l’UC-FLNKS et à l'Avenir Ensemble, 2 au LMD et à l’UDC et 1 au RPC) et l’un des trois plus importants groupes politiques du Congrès de la Nouvelle-Calédonie (10 élus, contre 13 au RUMP, 12 à l'UC-FLNKS et 6 au PALIKA).
Calédonie Ensemble est également présent dans toutes les communes de l'Intérieur avec Thierry SONG, maire de Thio, Corinne VOISIN, maire de La Foa, Jo PEYRONNET, maire de Moindou, Patrick ROBELIN et Mickaël LEME, adjoints aux Maires à Bourail et à l’Ile des Pins, Alexandre NEMEBREUX, Antoine NEMEBREUX, Charles BRINON et Suzanne MOGLIA à Sarraméa, Lute BARBOU à Farino, Eliane ATTITI à Yaté, Bernard NENOU à Poindimié...
Calédonie Ensemble compte aujourd'hui plus de 7 000 adhérents et sympathisants, représentant toutes les communautés du pays.
- Un mouvement non indépendantiste :
Calédonie Ensemble est un mouvement non indépendantiste, car nous pensons que nous avons la chance exceptionnelle d'être rattachés à la France et à l'Europe par les hasards de l'Histoire. Nous voulons conserver ces liens avec la République, pour garantir une protection et un niveau de vie exceptionnels par rapport à tous les états indépendants du Pacifique. Par ailleurs, la notion d'indépendance ne signifie plus grand-chose au XXIème siècle. L'exemple des grands pays européens qui ont mutualisé leurs compétences de souveraineté (monnaie, défense, justice, diplomatie) en témoigne.
A l'échelle territoriale, nous voulons garantir la représentation politique des non indépendantistes partout, même là où nous sommes minoritaires.
Nous sommes un mouvement favorable à la paix et au dialogue avec la mouvance indépendantiste, dans le respect des institutions et des principes fondateurs de l’Accord de Nouméa :
L'histoire de notre pays nous a appris que la paix est essentielle. Pendant dix ans (1978 à 1988), nous avons lutté contre les indépendantistes, parfois les armes à la main et cela n'a rien apporté au pays. Depuis les Accords de Matignon (1988), l'Etat, les indépendantistes et les non indépendantistes ont décidé de préserver la paix civile, au travers du consensus politique et du partage des responsabilités. Nous avons poursuivi dans cette voie avec l'Accord de Nouméa (1998) qui a doté le pays d'institutions originales (gouvernement collégial), pour garantir la poursuite du dialogue et la recherche du consensus politique entre toutes les parties, dans le cadre d'une autonomie de plus en plus importante du pays.
Calédonie Ensemble s’inscrit pleinement dans cette démarche de dialogue avec les indépendantistes, car si l'on veut développer le pays, il faut nécessairement se parler et travailler ensemble, en respectant les institutions de l’Accord de Nouméa.
C'est ce qui nous différencie fondamentalement du RPCR de Pierre FROGIER qui, après avoir proposé un référendum dès 2014, pour « purger la question de l'indépendance », a décidé de faire alliance avec l’UC et le parti travailliste, pour imposer le drapeau du FLNKS aux calédoniens, offrir la présidence du Congrès à l’UC et s’accaparer les discussions politiques sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle Calédonie.
Nous étions totalement opposés à cette proposition de référendum-couperet, génératrice de tensions politiques, sociales et ethniques, susceptible de faire renaître l'affrontement entre les blocs et d’entrainer un ralentissement économique extrêmement préjudiciable pour le pays.
Nous sommes, de la même manière, totalement opposés à la proposition de faire du drapeau du FLNKS le drapeau du pays, en violation des dispositions de l’Accord de Nouméa qui prévoient de rechercher en commun des « signes identitaires exprimant l’identité kanak et le futur partagé entre toutes les communautés ».
Nous sommes également opposés à l’ouverture de discussions politiques sur l’avenir institutionnel du pays, en catimini, entre le RPCR, l’UC et le parti travailliste, dans le dos des calédoniens. L’Accord de Nouméa a fixé le début de ces discussions à 2014 au plus tôt, pour garantir que les formations politiques qui les mèneront disposeront de la légitimité politique pour le faire, puisqu’elles auront été désignées démocratiquement par le vote des calédoniens lors des élections provinciales de 2014.
Calédonie Ensemble continuera donc à respecter les engagements pris devant ses électeurs et veillera à faire respecter les principes fondateurs et les institutions de l’Accord de Nouméa. Dialoguer avec les indépendantistes, ce n’est pas s’allier politiquement avec eux pour leur offrir des postes et se partager le contrôle des institutions. Les indépendantistes n’étant pas majoritaires au Congrès, rien ne justifie qu’ils en assurent la présidence. Respecter l’Accord de Nouméa, à fortiori lorsqu’on en est signataire, impose d’honorer les engagements pris sur la question des signes identitaires ou celle des discussions sur l’avenir institutionnel du pays. Respecter le Gouvernement collégial et proportionnel, c’est faire vivre le consensus politique, en respectant la représentativité de toutes les formations qui le composent, au lieu d’imposer une logique majoritaire d’exclusion à l’égard de ceux qui ne font pas partie de la coalition.
QUE VOULONS NOUS ?
Calédonie Ensemble veut garantir la réussite de l'Accord de Nouméa.
Garantir la réussite de l’Accord de Nouméa, c’est d’abord garantir le succès du transfert des compétences (enseignement primaire privé, enseignement secondaire public et privé, sécurité civile, navigation maritime et aérienne, établissements publics d’Etat, droit civil, droit commercial, ...). Il s'agit d'une responsabilité immense, représentant des sommes pharamineuses et des enjeux extraordinairement importants : 45 milliards CFP de budget annuel, 4.500 agents et 10.000 enfants, uniquement pour le transfert de l’enseignement, la sécurité des biens et des personnes en cas d’accidents ou de catastrophes naturelles, l’ensemble des règles régissant l’état civil des personnes et le droit des transactions commerciales… sont concernés.
Jamais dans son histoire, le pays n'a eu à prendre une responsabilité aussi importante. Mais peu de formations politiques s’y intéressent. Pour mémoire, rappelons que seul Calédonie Ensemble s’est opposé en 2009 aux conditions que voulait nous imposer l’Etat dans le cadre du transfert de l’enseignement. C’est bien grâce à la détermination et l’opiniâtreté de notre mouvement que l’Etat a accepté des modifications substantielles aux conditions de ce transfert. Le Rump ne s’opposait pas à l’Etat ; l’AE, allié du Rump non plus. Quant au FLNKS, il acceptait pour des raisons purement idéologiques, considérant que ce transfert, quelles qu’en soient les conditions, était une marche en avant vers l’indépendance.
Garantir la réussite de l’Accord de Nouméa, c’est aussi préserver les institutions originales mises en place par l’accord, pour consolider la paix civile et le dialogue politique entre les communautés, à commencer par le gouvernement collégial et proportionnel du pays.
Il s’agit là d’un enjeu essentiel, car le précédent gouvernement a été renversé par l’UC, avec la complicité active du RUMP, pour un motif purement politicien, totalement étranger à son fonctionnement et à ses attributions : l’affaire du drapeau, dans les communes de La Foa, Moindou, Bourail et Maré. Et depuis lors, le gouvernement proportionnel et collégial prévu par l’Accord de Nouméa s’est transformé en une machine à exclure tous ceux qui ne se soumettent pas aux décisions de la coalition majoritaire. C’est ainsi que pour la première fois dans l’histoire de l’institution, des secteurs de responsabilités « inédits »(la météo !) ont été attribués à des membres du gouvernement contre leur gré.
CE QUE NOUS PROPOSONS
1 Calédonien sur 4 vit aujourd'hui en dessous du seuil de pauvreté, avec moins de 70 000 F par mois. L'écart entre les revenus les plus bas et les plus hauts est de 1 à 17 (contre 1 à 7 dans les pays développés). La pauvreté grandit et les classes moyennes s'appauvrissent. Pour garantir l'avenir de paix et de prospérité pour la Calédonie, nous devons contrôler l'exploitation de nos ressources et mieux répartir le produit de nos richesses entre les Calédoniens.
- Contrôler l'exploitation de nos ressources pour tirer des revenus de nos richesses :
Pendant des années, nos principales richesses ont été exploitées par d'autres et nos ressources n'ont pas profité à notre développement. A l'heure de la crise mondiale, des transferts de compétences et des difficultés budgétaires de plus en plus graves de l'Etat, nous devons contrôler l'exploitation de nos ressources pour tirer plus de revenus de nos propres richesses.
Avec l'exemple de l'usine du Sud, nous avons montré que c'était possible. Goro Nickel a passé 75 milliards de commandes aux entreprises locales, employé des milliers de Calédoniens sur site et signé un Pacte de développement durable avec les populations du Sud parce que nous l'avons exigé. Il a ouvert 20% de son capital aux provinces et paiera une taxe de 1% sur son chiffre d'affaires pour le grand tuyau, parce que nous sommes imposés.
Avec l'attribution de Prony Ouest à la SLN, nous avons également montré qu'on pouvait valoriser nos richesses. Là ou le RPCR avait bradé ce gisement, nous l'avons valorisé pour 150 milliards CFP, dont 50% reviendront à la province Sud dans la future usine de traitement quand la SLN la construira.
Il nous faut maintenant obtenir une participation à 51% du capital de la SLN pour garantir la prise en compte de nos intérêts, au sein de cette entreprise stratégique pour le pays, spécialement en période de crise.
- Renforcer la cohésion de la société calédonienne par une plus juste répartition des richesses :
Si nous voulons que chacun trouve sa place dans notre société, il faut lutter contre les injustices sociales et rétablir l'égalité des chances pour tous.
Cela suppose une véritable politique du logement, pour les démunis comme pour les classes moyennes qui ne peuvent plus aujourd'hui accéder à la propriété. D'où la nécessité de programmes publics de logements sociaux, la proposition de création du prêt à taux 0 pour les classes moyennes et la volonté de réguler le marché foncier et les prix de l'immobilier qui ne peuvent plus être laissés aux opérateurs privés, sans contrôle de la puissance publique.
Cela suppose également une politique ambitieuse en matière d'éducation et de formation, pour garantir l'accès à l'emploi pour tous, avec des mesures adaptées de protection de l'emploi local, à compétence et diplôme équivalents, en fonction des réalités du marché du travail.
Cela suppose enfin, une véritable politique de lutte contre la vie chère au travers d'une vraie concurrence pour lutter contre les monopoles et d'un contrôle des marges et des prix du secteur bancaire et de l'alimentaire notamment.
CONCLUSION :
- Calédonie Ensemble est un mouvement politique qui rassemble et qui unit toutes les diversités ethniques, sociales et culturelles du pays. Le RPCR et le FLNKS ne représentent qu'une fraction de la population et ils cultivent les différences pour exister. Notre avenir n'est ni dans l'affrontement des blocs, ni dans l'opposition entre les communautés.
- Calédonie Ensemble est un mouvement qui prône une politique de rupture avec le passé. Pendant trente ans, la vie politique calédonienne s'est focalisée sur une question (« pour ou contre l'indépendance ») qui a retardé tout le développement du pays. En signant l'Accord de Nouméa, nous avons décidé de bâtir le pays autrement. Notre avenir n'est ni dans l'ultralibéralisme du RPCR, ni dans le dirigisme idéologique du FLNKS.
- Calédonie Ensemble est un mouvement politique qui agit pour que le pays prenne son destin en main. Face à l'idéologie du FLNKS, et à l'ordre établi du RPCR, nous voulons changer les mentalités et garantir la construction de notre avenir, dans le cadre institutionnel posé par l'Accord de Nouméa.


